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ATELIER N°1 -
ATELIER N°2
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ATELIER N°3
DE L’ÉCRITURE
À LA MISE EN VOIX
L’atelier d’écriture
dramatique se situe dans une perspective
d’exploration du quotidien en abordant des
règles et non des recettes,
afin que chacun puisse imprimer son propre
style, comme dit Racine dans la préface de
Bérénice
: « La principale règle est de plaire et de
toucher… », mais il est bien question de
toucher avant de plaire ;
écrire pour les autres , c’est prendre
conscience de soi et du monde dans ses
sentiments,
ses conflits, ses anxiétés et
ses frustrations etc. c’est savoir apprécier
les différences et les ressemblances.
La dramaturgie permet à la
fois de s’exprimer et de communiquer, un
langage avec une syntaxe spécifique qui
implique un effort constant à imaginer celui
qui va dire le texte. Il est bien question
de raconter une histoire, destinée à des
spectateurs, au public, donc aux autres. Le
public vient y puiser tout ce qui le
rapproche avec les personnages mis en scène
mais aussi tout ce qui le sépare.
Une approche de textes
fondamentaux permettra d’appréhender des
principes de modélisation sans pour autant
devenir un outil de standardisation
; principes d’analyse et
qualités d’intuition seront les moteurs afin
que la connaissance consciente des règles
facilite une création spontanée et
authentique.
« Une source de connaissance
de l’autre est constituée par
l’expérimentation. Une expérience bien
conçue est intellectuellement convaincante
et esthétiquement satisfaisante.
Malheureusement, plus son objet d’étude est
l’homme en soi –et non un aspect isolé de
son comportement- plus la valeur de la
méthode expérimentale devient discutable. …
si nous voulons comprendre l’être humain
dans toute sa complexité, nous devons nous
rabattre sur la plus ancienne méthode pour
comprendre l’homme : se connaître soi-même
afin de pouvoir connaître l’autre. » Dans
La forteresse vide
de Bruno BETTELHEIM.
Les étudiants du domaine
médico-social pourront puiser à l’intérieur
des ateliers d’écriture les approches
différentes de « l’autre » plus investie sur
le terrain humain, confrontant leurs propres
aspirations et leurs propres doutes
travaillés non pas dans une introspection
narcissique mais dans le rapport à autrui.
Pour
le public non étudiant, la possibilité de
participer à l’atelier offre un champ encore
plus grand, d’ouverture et de brassage.
Dans
le répertoire dramatique, on est frappé par
l’omniprésence d’un élément commun à toutes
les œuvres : le conflit. Par « conflit »,
j’entends tout type de situation ou de
sentiment conflictuels : luttes, épreuves,
difficultés, des problèmes divers, comme des
dangers, des échecs, des malheurs ou de la
misère. Le conflit produit sur les individus
qui le vivent des sensations (aspect
physiologique)
ou des sentiments (aspects
psychologiques)
désagréables, dont l’anxiété et la
frustration sont le plus fréquents. Le mot «
conflit n’évoque pas uniquement des gens qui
pleurent, qui hurlent ou se disputent. Le
conflit peut être interne, discret, subtil,
sans qu’une manifestation externe le
souligne.
Créer du conflit ou la
confrontation, l’affrontement, c’est faire
surgir l’émotion au cœur d’une situation où
le spectateur se sent concerné, impliqué.
L’implication de celui qui
écrit pour impliquer celui qui reçoit est au
cœur de cet atelier d’écriture dramatique.
Le principe étant que lecteur du texte écrit
est autre que celui qui l’a créé.
Un travail de la respiration
et de la voix fait partie intégrante de cet
atelier. Les textes conçus dans l’atelier
donnent lieu à des « mises en bouche » et
des « mises en jeu » afin de d’offrir du
corps à ces écritures.
Les textes écrits pourront
être rassemblés dans un recueil en vue d’une
édition en partenariat avec ECRITURES
Théâtrales Grand Sud Ouest éditeur. *
Vivre le théâtre, c’est aussi
aller au théâtre. LE TNBA, le GLOB et le TNT
offrent une programmation qui laisse une
place importante à l’écriture contemporaine,
aussi, des séances seront prévues pour voir
des pièces et rencontrer des auteurs et des
metteurs en scène.
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